Obésité: excès de poids ou véritable maladie?
Introduction
I - Les facteurs de l'obésité
1 ) Les marqueurs de l'obésité
Plusieurs marqueurs peuvent être utilisés pour connaître l'état d'une personne, c'est à dire s'il elle a un poids normal, en surpoids ou alors si elle est obèse Le principal indicateur de mesure utilisé est l'IMC, l'indice de masse corporelle. Il consiste à diviser le poids par la taille au carré. Prenons pour exemple un homme de 78kg, pour 1m84. soit 78 : ( 1.84²)= il aura un IMC d'environ 23. Cet homme a le poids idéal par rapport à sa taille.
| Etat | IMC |
| Normal | 18.5 à 24.9 |
| Surpoids | 25 à 29.9 |
| Obésité | >30 |
| Obésité sévère | 35 à 40 |
| Obésité morbide | > 40 |
Mais on peut également utiliser un autre indicateur de surpoids en faisant le rapport tour de taille / tour de hanches. Celui - ci ne doit pas excéder 1 chez l'homme, et 0.85 chez la femme. Au delà de ce seuil, la personne est considérée comme obèse.
De plus, il faut savoir que la masse graisseuse est repartie différemment chez la femme et l'homme. En effet, la masse de graisse s'accumule principalement sur l'abdomen et le thorax de l'homme, et sur les cuisses et les hanches de la femme.
2) Les causes de l'obésité
Plusieurs facteurs permettent d'expliquer l'obésité :
-un facteur génétique: Certaines obésités sont fortement influencées par la génétique. En effet, certains gènes ont un impact important sur la corpulence. une mutation du gène FTO augmenterait très sensiblement le risque. Les enfants en surpoids âgés d'une dizaine d'années ayant au moins un parent obèse ont 80% de risques de devenir obèse à l'âge adulte, contre 10% si les deux parents sont dans la norme. Une protéine agissant au niveau nerveux central sur le contrôle de l'appétit et de la dépense énergétique a été repérée. On peut également remarquer l'influence des modes de vie sur les facteurs génétiques. Deux individus ayant une même alimentation et une même pratique physique peuvent avoir des prises de masses différentes, la prise de masse varie selon les individus, et selon leur métabolisme.
-un facteur endocrinologique: Lorsque la personne souffre de dérèglement hormonal ou glandulaire, elle a plus de chance de devenir obèse.
-un facteur alimentaire: Une mauvaise alimentation peut-être responsable de l'obésité comme les grignotages ou l'alimentation trop riche en graisse, en sucre ou déséquilibrée (sodas, fast-food, pâtisserie, alcool..). En général, nous mangeons de plus en plus de plats préparés, tels que les pizzas ou les hamburgers, les surgelés... Une alimentation beaucoup trop riches en lipides, notamment les acides saturés, favorise la prise de poids. Notre consommation en féculents est insuffisante, nous mangeons de moins en moins de pain. Notre consommation de fibres est insuffisante, en effet, nous en consommes 16g par jour au lieu de 25g. Les enfants mangent trop de produits sucrés.
-un facteur de sédentarité: le manque d'activité physique favorise l'obésité. Notre société a développé un confort physique avec sédentarité: voitures, ascenseur, tapis roulants... Avec le développement des transports en communs, les gens font de moins en moins d'exercices physiques. Beaucoup d'enfants préfèrent rester devant un ordinateur, la télévision ou les jeux vidéos, principal loisir des jeunes, au lieu de sortir et de pratiquer des activités physiques. De plus, certains métiers demandent très peu d'efforts physiques, et ne demandent qu'à être assis devant un ordinateur tout au long de la journée.
-un facteur psychologique: le stress peut entrainer une prise de poids, cela est lié aux hormones libérées par le stress, notamment chez les dépressifs, comme le cortisol ou l'adrénaline qui peuvent influencer sur divers processus de la prise de poids comme l'envie de manger. De plus, le manque de sommeil peut favoriser la prise de poids si l'individu dort moins de quatre heures par nuit cela favorise certains agents actifs dans le cerveau qui stimulerait l'appétit ou, du moins, n'empêcherait pas la satiété, d'où une prise de poids plus marquée chez les petits dormeurs.
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II - Conséquences et inégalités
1) Sur la santé
L'obésité est reconnue par l' Organisation Mondiale de la Santé comme une maladie grave avec des complications sévères, parfois mortelles. Outre l'esthétique et le regard des autres, l'obésité peut entraîner de graves maladies :
- Hypertension artérielle : tension artérielle excessive.
- Cancer : Bien que le lien entre l’obésité et le cancer soit moins bien défini, plusieurs études ont trouvé une association positive entre la surcharge pondérale et l’incidence de certains cancers, en particulier les cancers hormono-dépendants et gastro-intestinaux. Chez les femmes obèses, le risque est plus grand de contracter un cancer du sein, de l’endomètre, des ovaires et des cervicales. Chez l’homme, on suspecte l’influence de l’obésité dans le cancer de la prostate et du rectum. L’association la mieux définie est celle qui lie le cancer du côlon à l’obésité : presque trois plus de risque chez l’homme et la femme.
- Insuffisance veineuse : jambes lourdes, varices, ulcères à cause de la mauvaise qualité des tissus et du manque d'activités physiques.
- hypoventilation alvéolaire : insuffisance respiratoire d'origine mécanique.
- le syndrome d'apnée du sommeil : ronflement, avec des pauses respiratoires de 5 ou 10 secondes.
- dyslipidémies : hypertriglycéridémie : trop de graisse dans le sang, ce qui aggrave les risque cardio-vasculaires.
- insuffisance cardiaque : conséquence d'un plus gros travail demandé par un effort.
- arthrose des articulations porteuses : toutes les articulations de la moitié basse du corps vont souffrir de cet excès de poids ( tendons, vertèbres, hanches, genoux, pieds . . . )
- diabète : Plus la quantité de graisse dans le corps est importante, plus l'organisme a besoin d'insuline. Lorsque la production d'insuline est développé, le diabète apparait. Un obèse à trois fois plus de chances d'être diabétique qu'une personne non obèse. Plus de 80% des diabétiques de types 2 peuvent être attribué a l'obésité.
- infarctus cardiaque, AVC (accidents vasculaires cérébraux)
- mort prématurée.
Mais l'obésité peut aussi entraîner des conséquences psychologiques. En effet, la personne obèse rejette son corps qu'elle trouve laid et peut souffrir de dépression suite à des régimes trop restrictifs ou des échecs thérapeutiques.
Pour finir, au niveau social, la personne obèse se sent exclus, mise à l'écart, et peut souffrir de discrimination.
Tout cela entraîne une baisse de l'espérance de vie et de sa qualité.
2 ) Répartition de l'obésité selon différents critères
- L'obésité selon les catégories socio-professionnelles :

Au cours des années, on constate une évolution du pourcentage d'obèses dans l'ensemble des catégories socioprofessionnelles. De plus, on peut remarquer que le nombre d'obèses est le plus élevé chez les agriculteurs et les ouvriers. En effet, le taux d'obèses chez les agriculteurs a doublé en une dizaine d'années puisqu'il est passé de 8.7% à 15.9%. Tandis que chez les cadres et professions intellectuelles supérieures, le nombre d'obèses est nettement moins important. Il y a environ 3 fois plus de personnes en surpoids chez les agriculteurs que chez les cadres et professions intellectuelles supérieures. Ce taux varie selon les différentes catégories socio-professionnelles.
- L'obésité selon l'âge et le sexe:

Graphique montrant les pourcentages d'obèses selon le sexe et l'âge
D'après ce graphique, on peut constater que les femmes sont en moyenne plus touchées par l'obésité que les hommes. Pourquoi ? Tout d'abord, les femmes ont tendance à ne pas perdre totalement le poids qu'elles ont pris pendant leur grossesse. De plus, les femmes pratiquent en moyenne moins de sports que les hommes. Les hommes ont tendance à bouger plus, en travaillant dehors par exemple, tandis que les femmes restent plus au foyer. Mais tout cela reste une généralité.
Les hommes possèdent davantage de muscle que les femmes. Plus vous avez de masse musculaire, plus vous brûlez facilement les calories.
Les hormones d'une femme essaient de garder la quantité de graisse au-dessus d'un certain niveau dans son corps, pour assurer le bon fonctionnement biologique.
Les hormones des hommes, à l'inverse, aident à produire des gains rapides en masse musculaire, les aidant à brûler davantage de calories, même s'ils ne faisaient pas pas de régime ni d'exercice physique.
Quand les femmes veulent perdre du poids, elles ont tendance à faire beaucoup d'entraînement cardio et à éviter la musculation. Tandis que les hommes commencent en général à ajouter à leur entraînement habituel en musculation une partie d'entraînement cardio.
Le résultat est que les femmes perdent la masse musculaire qui brûle les calories en faisant trop d'exercices de cardio, ce qui rend la perte de graisse très difficile dans leur corps. Pendant ce temps là, les hommes préservent davantage les muscles en ne négligeant pas les entraînements de musculation et ajoutent des activités cardio pour brûler davantage de calories, ce qui entraîne une perte plus rapide de graisse.
- L'obésité en France selon les régions :
Taux d'obèses selon les différentes régions de France au cours du temps
Selon L'INSEE, d'après des enquêtes santés, le nombre d'obèses augmente dans toutes les régions au fil du temps. L'Est et le Nord de la France sont les zones géographiques principalement touchées par l'obésité. Dans le nord pas de calais, en 1997, 12.8% des français étaient obèses. En 2006, ils sont 18.1%.Au contraire, le sud de la France a la prévalence la plus faible. Les disparités entre les régions se sont accentuées ces vingt dernières années. Il y a des différences importantes selon le type de commune où l'on réside. En effet, on remarque que les personnes vivant en milieu rural sont plus corpulentes que celles vivant en milieu urbain.
- L'obésité au niveau mondial :

Taux d'obèses dans le monde
On constate qu'aux Etats-Unis, plus de 20% de la population est obèse, soit plus d'une personne sur cinq. Ce taux ne cesse de s'accroître avec le temps. L'Amérique de Nord est le continent le plus touché par l'obésité. D'ici 50 ans, l'espérance de vie des Américains pourrait chuter en raison de l'obésité croissante, affirment des experts en la matière. De plus, entre 10 et 15% des Brésiliens sont obéses. L'Arabie Saoudite est également un des pays les plus touchés du monde par l'obésité. De plus en plus de Saoudiennes sont obèses et manquent d’exercice. Or les salles de sport pour les femmes se comptent sur les doigts d’une main. Les rares établissements disponibles se trouvent dans des cliniques privées, et leur prix est prohibitif. Faute de salles de sport accessibles au plus grand nombre.
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III - Comment y remédier ?
De plus en plus de preuves scientifiques suggèrent que la fréquence de la surcharge pondérale et de l'obésité augmente dramatiquement dans le monde et que ce problème semble aussi bien s'accroître rapidement chez les enfants que chez les adultes. L'obésité est considérée comme l'une des "maladies du siècle", qui se traite à long terme, avec un suivi médical voire psychologique, ayant pour but que les complications ne s'aggravent pas. Mais il faut savoir que maigrir n'est pas obligatoire, c'est avant tout un choix.
Tout d'abord, il faut contrôler son apport énergétique, avoir une alimentation régulière et équilibrée, et respecter les heures de repas. En France, une campagne de sensibilisation a été lancée incitant les gens à manger au moins 5 fruits et légumes par jour, selon le Programme national nutrition-santé — PNNS). Depuis 2007, les publicités destinées aux produits alimentaires pour enfants doivent être moins nombreuses et un message doit indiquer les risques que ce genre de produits peut engendrer. De plus, des spots publicitaires conseillant de "manger 5 fruits et légumes par jours", "dépense toi bien" et "évite de manger trop gras, trop sucré, trop salé" sont régulièrement diffusées sur les chaînes de télévision. De plus, il est préférable de cuire au four au lieu de faire frire les aliments. L'eau permet d'évacuer les saletés, il faut en boire environ une bouteille d'eau par jour, soit approximativement une bouteille. Quelques gestes simples sont à effectuer chaque jour, pour avoir une vie plus saine.
Ce document présente la consommation journalière idéale. En effet, il est recommandé de consommer des produits laitiers ou des matières grasses 1 à 2 fois par jour. De plus, il faut manger des féculents à chaque repas, comme le pain, les pâtes, les pommes de terre. Les viandes, les volailles, les oeufs ou le poisson doivent être consommés de 0 à 2 fois par jour. En revanche, il est impératif de consommer 5 fruits et/ou légumes par jour. Il est préférable d'utiliser le sel à faible quantité, celui-ci détériore les artères. Enfin, nous pouvons boire de l'eau à volonté et surtout éviter les boissons sucrées tel que le sirop, le soda ou encore l'alcool.
Il est vivement conseillé d'avoir une activité physique régulière. Selon le Ministère de la Santé, il est recommandé de pratiquer au moins 30 minutes de marche rapide par jour. Il est préférable de monter les escaliers plutôt que d'emprunter l'ascenseur. Se déplacer à pied ou à vélo pour les cours trajets au lieu d'utiliser la voiture ou les transports en communs.
2 ) Maigrir par les régimes, médicaments, ....
Pour maigrir, il existe aussi les régimes amaigrissants, mais qui sont le plus souvent inutiles et dangereux. Le plus souvent, la restriction que les personnes en surpoids s'imposent pour maigrir, non seulement ne les font pas maigrir, mais favorise l'apparition de troubles du comportement alimentaire, d'une baisse de l'estime de soi, de dépression, voire des troubles de la personnalité. Perdre du poids est difficile : Si 75% des personnes qui font des régimes maigrissent dans un premier temps, seulement 5 à 15% ne reprennent pas le poids perdu.

Les experts médicaux concernant les problèmes de surpoids et d'obésité considèrent l’obésité comme une maladie chronique et nécessitant une aide de longue durée. Le médecin doit aider le patient à stabiliser son poids, à envisager une perte de poids modérée, "raisonnable", ou de l’ordre de 10%, ou bien encore atteindre un IMC de moins de 27 et abandonner l'ambition d'atteindre le "poids idéal".
Il existe de nombreux traitements pour réduire la sensation de faim, les médicaments "coupe-faim". Sur le marché de l'obésité, les agents anti-obésité auront une augmentation de vente triplée d'ici 2010.
En ce qui concerne les autres " traitements " de l'obésité, ils relèvent tous d'une prescription médicale. Il peut arriver que l'excès de poids soit secondaire à une autre maladie, dont le traitement fera aussi disparaître l'obésité, ces cas étant toutefois extrêmement rares.
Par ailleurs, certains médecins ont proposé divers traitements pour aider à combattre l'obésité, mais la plupart d'entre eux sont formellement déconseillés à présent, en l'absence d'une autre maladie associée.
Deux groupes de médicaments ont connu un certain succès : les hormones thyro diennes et les anorexigènes (médicaments qui " coupent la faim "). En raison de leurs effets secondaires graves (risque d'accident cardiaque et de dépression) et de leur efficacité douteuse, ils doivent être bannis du traitement de l'obésité.
Récemment, une dernière forme d'anorexigène a été expérimentée.
Elle produit moins d'effets secondaires comme l'insomnie, l'irritabilité et l'accoutumance et a pu être proposée à certaines personnes qui suivaient bien leur régime, avaient perdu du poids, mais se plaignaient de continuer à avoir toujours faim. Quoi qu'il en soit, ce genre de traitement ne peut être prescrit que par un médecin, après qu'il ait pris connaissance de toute l'histoire médicale de son patient.
Enfin, il existe divers procédés chirurgicaux qui ont pour but, soit de diminuer la capacité de l'estomac, soit de court-circuiter une grande partie de la zone intestinale où sont absorbés les aliments.
Parallèlement, on effectue de plus en plus d'actes de chirurgie esthétique chez les personnes qui ont maigri et se sont stabilisées. Ils permettent de supprimer des replis cutanés gênants. Quant aux obésités localisées, à l'instar de la " cellulite " des cuisses, certains chirurgiens proposent des traitements locaux efficaces.
Enfin, les personnes obéses peuvent également consulter une diététicienne ou un nutritionniste. En effet, Les diététiciens ont des connaissances théoriques sur les besoins alimentaires physiologique des personnes en bonnes santé aux différentes étapes de la vie (enfant, grossesse, personne âgée...) mais aussi des personnes malades (diabète, hypercholestérolémie...). Le diététicien travaille avant tout sur l'équilibre alimentaire (types d'aliments, quantités, rythme de vie...) pour permettre au patient de retrouver une alimentation adapté à son mode de vie et ses obligations médicales. Le médecin nutritionniste peut quant à lui prescrire des médicaments
Quoi qu’il en soit, nous n'avons qu'une seule vie et pas de temps à perdre. En effet, il ne faut pas attendre une minceur idéale et trop souvent mythique.
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Conclusion
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Bravo pour ce blog pédagogique sur un sujet si sensible!